Au total, 200 000 producteurs ont été accompagnés dans l’adoption de pratiques agricoles climato-intelligentes depuis 2024 dans le cadre de la mise en œuvre du Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP). Les données ont été dévoilées mercredi à travers des documents distribués lors d’une session de sensibilisation organisée à l’endroit des journalistes économiques sur le programme.
Lancé en 2024 au Sénégal et financé à hauteur de 130 milliards de francs CFA, le Programme de résilience du système alimentaire en Afrique de l’Ouest (FSRP) vise l’aménagement de 1000 hectares de fermes agricoles modernes au profit des coopératives agricoles communautaires.
Ces fermes sont réparties dans 50 exploitations de 20 hectares dans plusieurs régions stratégiques telles que Diourbel, Kaolack, Thiès, Sédhiou, Louga et Kédougou. Ainsi, étalé sur une durée de 6 ans, le programme a déjà permis d’accompagner 200 000 producteurs dans l’adoption de pratiques climato-intelligentes.
Selon les documents du FSRP, ce sont en plus 400 000 acteurs qui bénéficient de services agrométéorologiques et 4 700 hectares (ha) de périmètres ont été irrigués dans la vallée du fleuve Sénégal.
1500 ha ont été aménagés dans le bassin du Dioulol
Tandis que dans le bassin du Dioulol, 1500 ha ont été aménagés et 30 000 hectares de terres dans les régions ciblées ont sous pratiques de gestion durable des paysages. En somme, ce sont 1000 hectares de fermes agricoles modernes qui seront mis au profit des coopératives agricoles et 700 hectares de terres dégradées sont restaurées.
« À travers la promotion de l’agroécologie, le FSRP vise une transformation durable des systèmes agricoles. Cette dynamique se traduira par une adoption accrue de pratiques agroécologiques et climato-intelligentes, une amélioration significative de la productivité et des revenus des producteurs, ainsi qu’une réduction de l’insécurité alimentaire », a expliqué le coordonnateur national du FSRP, Mamadou Lamine Dia, lors de son intervention.
D’après lui, le renforcement des services agrométéorologiques permettra aux producteurs de mieux anticiper et gérer les risques climatiques, tout en consolidant les capacités institutionnelles du secteur.
Cependant, il reconnait que face à ces défis, aucune institution « ne peut agir seule ». Sur ce, il estime que la mobilisation doit être collective et impliquer l’État, les promoteurs, le secteur privé, les partenaires techniques et financiers, les collectivités territoriales, mais aussi les médias.
A lire aussi : Fiara 2026 : la science et l’innovation érigées en piliers de la souveraineté agricole
En réalité, reconnait pour sa part le président du Collectif des journalistes économiques du Sénégal (Cojes), Dialigué Faye, au Sénégal, le FSRP constitue une opportunité stratégique pour répondre aux défis liés à la sécurité alimentaire, à la productivité agricole et à l’intégration des marchés.
« Toutefois, l’efficacité et l’impact de ces interventions restent fortement tributaires de leur compréhension et de leur appropriation par les différents acteurs, notamment les populations bénéficiaires. Dans ce contexte, les médias jouent un rôle important en tant que relais d’information, de sensibilisation et de redevabilité », a-t-il témoigné.
Dès lors, il soutient que le renforcement des capacités des journalistes s’avère essentiel pour améliorer la qualité du traitement de l’information sur les questions agricoles et alimentaires.
source/le soleil


















Laisser une Réponse