Mondial 2026 : Pourquoi le choc France-Sénégal est officiellement classé « à haut risque »

Le match France-Sénégal, prévu le 16 juin 2026 dans le New Jersey, est désormais identifié comme une rencontre « à haut risque » par les experts du climat. Cette affiche très attendue se jouera en effet en plein air et de jour, dans des conditions météorologiques qui inquiètent sérieusement la communauté scientifique. La FIFA a d’ailleurs été interpellée ce jeudi par des chercheurs qui redoutent les effets combinés d’une chaleur extrême et d’une forte humidité sur la santé des acteurs du jeu lors de cette Coupe du monde en Amérique du Nord.

L’alerte émane de deux réseaux d’experts, le collectif World Weather Attribution (WWA) et une vingtaine de scientifiques signataires d’une « lettre ouverte à la FIFA ». Selon le WWA, un quart des matchs de cette compétition, disputée du 11 juin au 19 juillet au Canada, aux États-Unis et au Mexique, pourraient se tenir dans des conditions de chaleur difficilement supportables. En raison du réchauffement climatique, le risque est jugé bien plus grave que lors du précédent tournoi organisé aux États-Unis en 1994.

Pour évaluer la dangerosité de la situation, les chercheurs s’appuient sur l’indice WBGT, qui mesure la capacité du corps humain à se rafraîchir en prenant en compte la température, l’humidité et l’ensoleillement. Une température modérée couplée à une forte humidité peut en effet devenir mortelle.

Environ 26 matchs se joueront probablement dans des conditions égales ou supérieures à 26°C WBGT, nécessitant des mesures de rafraîchissement rigoureuses. Cinq matchs pourraient même atteindre le seuil critique de 28°C WBGT, niveau auquel le syndicat des joueurs suggère purement et simplement l’annulation des rencontres.

Outre France-Sénégal, d’autres stades en plein air à Miami ou Kansas City sont également sous surveillance. Si certaines enceintes sont climatisées, les experts s’alarment pour les supporters rassemblés à l’extérieur, souvent moins bien encadrés médicalement que les athlètes. Par ailleurs, les scientifiques critiquent les pauses fraîcheur de trois minutes instaurées par la FIFA, les jugeant trop brèves pour assurer une réhydratation efficace, et préconisent des arrêts d’au moins six minutes. Face à ces inquiétudes, la FIFA a affirmé surveiller la situation en temps réel et se dit prête à appliquer des protocoles de secours en cas de météo extrême.

Auteur: seneweb