Conseil des ministres : le gouvernement adopte le budget 2026 et renforce ses dispositifs réglementaires

Le Conseil des ministres tenu cette semaine a été marqué par deux communications ministérielles majeures et l’adoption de plusieurs textes législatifs et réglementaires, traduisant la volonté du gouvernement de renforcer la gouvernance économique, la régulation sectorielle et la modernisation des services publics.

Une vision stratégique confirmée pour l’Agenda Sénégal 2050

Le ministre d’État chargé du Suivi, du Pilotage et de l’Évaluation de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050 a présenté une communication sur le pilotage stratégique de cette feuille de route ambitieuse. Cette intervention s’inscrit dans la continuité des orientations du président de la République, qui a fait de la planification à long terme un socle de l’action gouvernementale.

Le ministre a insisté sur la nécessité d’assurer la cohérence des politiques publiques, leur articulation avec les Lettres de politique sectorielle de développement (LPSD) et l’évaluation régulière des résultats à travers des indicateurs mesurables.

Présentation du projet de loi de finances initiale 2026

De son côté, le ministre des Finances et du Budget a présenté le projet de loi de finances initiale (LFI) pour l’exercice 2026. Ce texte, qui a ensuite été examiné et adopté par le Conseil, structure la mobilisation des ressources et les priorités budgétaires de l’État pour l’année à venir. Il s’inscrit dans le cadre du Plan spécial d’investissement annoncé, avec une attention particulière portée aux secteurs productifs, aux infrastructures et aux dépenses sociales.

Adoption de plusieurs décrets à portée sectorielle

Le Conseil a également adopté une série de décrets portant sur des secteurs variés, confirmant l’accélération de la modernisation réglementaire. Parmi les textes adoptés figurent :

  • La création des Services de Recherches et de Sauvetage (SAR) en temps de paix, visant à renforcer les capacités de réponse aux situations d’urgence, notamment en mer et dans les zones à risque.
  • L’adoption de plusieurs décrets relatifs à l’aviation civile, concernant la fixation des redevances de services, les amendes et pénalités aéronautiques, ainsi que la réorganisation de l’ANACIM (Agence nationale de l’Aviation civile et de la Météorologie).
  • La modification du décret encadrant l’importation de véhicules, cycles et cyclomoteurs usagés, dans un objectif de régulation environnementale et de sécurité routière.
  • L’instauration d’un système de vidéoverbalisation des infractions routières, assorti de nouvelles modalités de fixation et de recouvrement des amendes forfaitaires.
  • La mise en place de taxes et redevances en matière forestière, pour encadrer l’exploitation des ressources naturelles.
  • L’institution d’un système de marquage fiscal pour certaines catégories de marchandises, destiné à lutter contre la fraude et améliorer la traçabilité des produits.

Ces textes témoignent d’un effort de normalisation juridique et de modernisation administrative dans des secteurs clés, en cohérence avec les engagements du gouvernement en matière de transparence, d’efficacité et de durabilité.

source/Xalima.sn