Esclavage transatlantique : nommer le mal par son nom (Par Mouhamed Abdallah LY)

Chaque jour qu’il ouvre ses portes, depuis son inauguration le 6 décembre 2018, le Musée des Civilisations noires s’évertue à panser les plaies du passé et à penser la résilience de nos peuples. Voilà pourquoi, au nom du MCN, je tiens à saluer la résolution prise par l’Organisation des Nations Unies (ONU), ce 25 mars 2026, de considérer la traite négrière comme le plus grave crime contre l’humanité.

L’on ne peut manquer de féliciter le Ghana qui a porté le texte ainsi que les 123 États, dont le Sénégal, qui ont voté cette résolution historique. Ils ont rappelé au monde la brutalité et l’aspect systémique de la traite transatlantique. Ils ont également mis en lumière la survivance hélas tenace des inégalités économiques structurelles et du racisme anti-noir qui appellent : compensation, réparation et restitution. En cela, nommer le mal par son nom renforce une de nos missions : faire de ce musée un sanctuaire à partir duquel les réparations et les restitutions qui s’imposent seront impulsées, pour un avenir de vérité et de dignité.

Mouhamed Abdallah LY

Directeur général du Musée des Civilisations noires

Auteur: Mouhamed Abdallah LY