Les indicateurs sont loin d’être au vert. La journée mondiale de l’environnement célébrée, le samedi 6 juin par l’Institut des sciences de l’environnement ( ISE) de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar ( UCAD) fait écho aux urgences pour inverser les tendances lourdes. Selon le Directeur de l’Ise, Dr El Hadj Mamadou Sonko, le changement climatique n’est plus une menace lointaine, il est une réalité que nous observons au quotidien à travers la hausse des températures, les sécheresses, les inondations plus fréquentes, l’érosion côtière et, la salinisation des sols et autres dégradations des ressources naturelles.
Face à son impact négatif sur les secteurs de la vie active, que pouvons-nous faire ? « La réponse est claire : nous devons agir ensemble, avec détermination et responsabilité car, si le climat change, nous sommes obligés de nous adapter, de nous organiser et de devenir plus résilients », a répondu Dr Mouhamadou Sonko pour qui, l’adaptation ne peut réussir sans la participation active des communautés. « Ce sont les populations locales qui connaissent le mieux leur environnement, leurs besoins et leurs défis. Leur savoir-faire, leurs expériences et leurs capacités d’innovation constituent des ressources précieuses pour construire des réponses efficaces et durables. La résilience communautaire va au-delà de la simple capacité à résister aux chocs climatiques. Elle représente la capacité de se relever, de s’adapter et même de se renforcer face aux difficultés », dit-il au cours d’une cérémonie où un hommage a été rendu aux professeurs disparus, Cheikh Niang, Assane Goudiaby, François Maty.
La réponse viendra des universités et des communautés
Prenant la parole au nom du Doyen de la Faculté des sciences et techniques de l’Ucad, le Professeur Ngor Faye a insisté sur la place de la science dans la recherche de réponses aux défis imposés par le changement climatique. « La transition écologique que nous appelons de nos vœux ne sera possible que si la science joue pleinement son rôle. La science rigoureuse, engagée tournée vers l’impact. Une science qui éclaire les décisions, accompagne les communautés et prépare l’avenir », a diagnostiqué l’universitaire.
En plus des universités, la lutte contre le changement climatique est une affaire de tous. C’est pour cela, selon Mouhamed Kassé que la Banque de l’Habitat du Sénégal est fière d’accompagner, cette initiative porteuse de sens. « Ce partenariat, renouvelé dans la durée depuis 2018, traduit une conviction simple mais essentielle : protéger l’environnement, c’est protéger la vie, les communautés et l’avenir. Pour une institution engagée dans le développement, l’habitat et la responsabilité sociétale, soutenir une telle dynamique relève d’un devoir, mais aussi d’un choix stratégique pour construire un avenir plus résilient », poursuit-il.
L’édition de 2026 a pour thème de l’Action climatique avec comme slogan : « Maintenant pour le climat ». « Ce thème nous interpelle tous sur l’urgence d’agir face aux effets de plus en plus visibles du changement climatique. Comme vous le savez, notre pays est confronté à des défis environnementaux majeurs : l’érosion côtière, la dégradation des terres, la pollution, la perte de biodiversité, la pression sur les ressources naturelles et les impacts croissants du changement climatique. Ces phénomènes affectent directement les conditions de vie des populations, la sécurité alimentaire, la santé publique et les perspectives de développement économique », a alerté le Directeur de la Réglementation environnementale et du Contrôle, Baba Dramé.



















Laisser une Réponse