Le nombre de pétroliers ayant traversé le détroit d’Ormuz avant son nouveau blocage

L’Iran a annoncé ce samedi la fermeture du détroit d’Ormuz, une voie navigable stratégique pour le commerce maritime mondial. Cette décision survient quelques heures seulement après une brève réouverture, dans un climat de tensions ininterrompues avec les États-Unis.

Selon les informations rapportées par Al Jazeera, l’armée iranienne a confirmé avoir ramené le contrôle de ce point de passage, par lequel transite 20 % du pétrole mondial, à son état antérieur. Des canonnières iraniennes auraient notamment ouvert le feu sur un navire marchand qui tentait de traverser la zone. Avant la remise en place effective de ce verrouillage maritime vers 10h30 GMT, huit navires pétroliers et méthaniers avaient pu franchir le détroit. Toutefois, un nombre au moins équivalent de bateaux a été contraint de faire demi-tour vers le Golfe face à la situation.

Le Corps des gardiens de la révolution islamique (CGRI) a justifié cette intervention en dénonçant le maintien du blocus américain sur les ports iraniens. Dans un communiqué relayé par les médias d’État, l’organisation militaire a assimilé ces opérations à des « actes de piraterie » et a affirmé que le détroit resterait sous le contrôle strict de ses forces armées tant que Washington ne restaurerait pas la libre circulation pour les navires en provenance ou à destination de l’Iran.

Ce regain de tension intervient après l’entrée en vigueur d’un accord de cessez-le-feu temporaire de dix jours entre Israël et le Liban, obtenu sous l’égide des États-Unis. Si le président américain Donald Trump avait affiché son optimisme la veille quant à la conclusion imminente d’un accord de paix, il a rapidement réitéré ses menaces. S’exprimant devant les journalistes à bord d’Air Force One, il a prévenu qu’il pourrait ne pas prolonger la trêve et que les bombardements reprendraient si Téhéran n’acceptait pas un accord incluant son programme nucléaire.

Du côté iranien, les autorités soutiennent qu’aucune date n’a été arrêtée pour un nouveau cycle de pourparlers, accusant Washington de trahir la diplomatie. John-Paul Rodrigue, spécialiste du transport maritime, a précisé à Al Jazeera que les acteurs commerciaux restent dissuadés de traverser la zone en raison des signaux contradictoires envoyés par les différentes parties impliquées.

source/senego