Le Premier ministre Ousmane Sonko a annoncé, ce vendredi 03 avril 2026 à Thiès, lors de la clôture des festivités marquant la commémoration des neuf années d’existence du Mouvement national des enseignants de « Pastef/Les Patriotes » (Monep), qu’un comité scientifique a été mis en place afin d’examiner en profondeur, aux fins de corriger certaines inégalités et iniquités persistantes relevées dans le système de rémunération des agents de la fonction publique.
Dans son propos introductif, le Premier ministre Ousmane Sonko a réitéré son attachement constant et indéfectible en faveur de l’école sénégalaise et de la cause enseignante. Sous ce rapport, il a évoqué les nombreuses conférences qu’il a animées à leur intention lorsqu’il était dans l’opposition, ainsi que les rôles de conseil qu’il a pu assumer à leurs côtés.
Dans le cadre de la mise en œuvre du protocole d’accord entre l’État et les syndicats d’enseignants regroupés autour du G7, en grève depuis plusieurs semaines, il leur a d’abord rappelé que « les enseignants du Sénégal ne peuvent pas avoir de meilleurs alliés que nous », dira-t-il.
Convaincu qu’« il n’y a pas de considérations politiques et politiciennes dans ce qui se passe (NDLR : la grève qui perdure) », il estime que « l’objectivité voudrait qu’en deux ans, les actes que nous avons posés en faveur des enseignants, le régime précédent n’en a pas posé la moitié en douze ans ».
Sous ce rapport, « nous avons énormément fait et nous allons continuer à faire. Nous allons respecter tous les engagements. Nous n’avons rien à cacher, nous sommes une maison de verre ». Malgré les efforts du gouvernement, qui a honoré plus de la moitié des engagements souscrits, « pour les autres points, vous nous dites tout de suite et maintenant (…) ».
Il les a invités à la « responsabilité », dans la mesure où « nous devons tous être des patriotes, car ce pays nous appartient à tous ».
Il a ensuite évoqué, dans son discours, la question portant sur la correction du système de rémunération des agents de la fonction publique, qui constitue une forte préoccupation et un point essentiel de leur plateforme revendicative pour corriger les disparités salariales.
« J’ai toujours dit, depuis l’opposition, que le système de rémunération présente beaucoup d’injustices et d’iniquités, et je l’assume. Étant fonctionnaire, j’ai animé plusieurs conférences pour les enseignants pour leur dire que le système n’est pas juste et qu’il faut le réajuster. Il faut le refondre et le changer. Et nous le ferons. Nous sommes en train d’y travailler. Mais, pour quelque chose d’aussi fondamental, sur presque 200 000 fonctionnaires, vouloir me dire qu’en un mois, il faut faire cette réforme, je dis non. Nous prendrons le temps », a-t-il déclaré.
Il a rappelé qu’un travail avait été fait sur la question en 2013 ou 2014, mais que « le dossier a été mis dans les tiroirs et les conclusions et recommandations sont caduques et ne sont plus d’actualité ». Cependant, le document sert de base de travail au nouveau comité dédié, mis en place et logé au ministère des Finances et du Budget.
À l’en croire, « il va rendre ses conclusions et nous ferons ce qu’il y a à faire pour un système de rémunération plus juste et équitable ».
Toutefois, « justice et équité ne signifient pas que tout le monde va avoir la même chose, car cela n’existe nulle part dans le monde », a-t-il précisé. Selon Ousmane Sonko, il s’agit plutôt de travailler pour qu’« on ait des écarts beaucoup plus justifiables, plus justes, pour valoriser et motiver chaque corps, mais il faut savoir raison garder et ne pas pousser les gens à bout ».
source/Le Soleil















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