Le Front pour la défense de la République (FDR) a vivement dénoncé la décision du régime PASTEF de ne pas soutenir la candidature de Macky Sall au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU), malgré de multiples appels en ce sens.
Dans un communiqué parvenu à Seneweb, la Conférence des leaders du FDR affirme que le pouvoir est resté « sourd » aux sollicitations émanant aussi bien des centrales syndicales que de diverses organisations politiques et citoyennes.
« Le régime PASTEF a donc rejeté, après mille et un louvoiements, la candidature du président Macky Sall au poste de secrétaire général des Nations Unies. Il est ainsi resté sourd à la lettre que le FDR, avec l’ensemble des centrales syndicales du pays, a adressée au président de la République. Il est demeuré sourd aux pétitions, lettres et déclarations de partis, d’organisations, de très nombreux Sénégalais qui, faisant fi de leurs divergences politiques, avaient estimé que cette candidature représentait une opportunité pour le Sénégal et l’Afrique », dit le communiqué.
Le FDR accuse également le régime d’avoir « dissimulé ses intentions » et d’avoir œuvré, « avec duplicité », à compromettre cette candidature sur les scènes nationale et internationale.
Citant Abraham Lincoln, les opposants estiment que « le pouvoir ne saurait durablement tromper le peuple » et jugent que les bases de son échec sont déjà posées dans sa gestion actuelle.
Cybersécurité et gouvernance : des inquiétudes majeures
Au-delà de cette affaire diplomatique, le FDR alerte sur ce qu’il qualifie de « gestion défaillante » des données nationales. « L’incurie et l’irresponsabilité du gouvernement apparaissent par ailleurs de façon flagrante dans sa gestion calamiteuse de nos données nationales. En effet, le régime minimise une attaque sans précédent contre ces données, alors que le groupe cybercriminel Green Blood, spécialisé dans les attaques par rançongiciel, propose à la vente sur le darkweb de 139 Tera octets de données ultra-sensibles (biométrie, identité, fichiers électoraux) provenant de la DAF (Direction de l’automatisation du fichier) ! Une grave menace s’il en est sur la sécurité nationale qui imposait au gouvernement un comportement autrement plus responsable, ce que malheureusement il est bien loin de comprendre », lit-on dans le communiqué.
Processus électoral : flou et contestations
Sur le plan interne, le FDR dénonce également l’absence de transparence dans la préparation des élections territoriales. Il reproche au gouvernement de refuser aux partis politiques l’accès au fichier électoral, en contradiction, selon lui, avec le Code électoral.
À cela s’ajoutent l’absence de calendrier électoral clair et le blocage de la révision des listes ainsi que des concertations sur la réforme territoriale menées sans l’opposition.
Promesses non tenues et crise sociale
Le FDR pointe aussi plusieurs engagements non respectés par les autorités : le non-paiement des bourses familiales annoncées, la non-réintégration de travailleurs licenciés, les ponctions salariales non remboursées aux enseignants, l’absence de financement pour l’achat des récoltes d’arachide.
Dans le secteur agricole, les opposants dénoncent une campagne horticole difficile, marquée par des pertes importantes et des producteurs contraints de brader ou détruire leurs productions, faute de débouchés et d’infrastructures de conservation.
Face à ce qu’il considère comme une accumulation de manquements, le FDR appelle les « forces vives de la nation » à se mobiliser pour exiger du gouvernement le respect de ses obligations en matière de gouvernance et de prise en charge des besoins essentiels des populations.














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