Le gouvernement sénégalais n’a pas été associé à la candidature de l’ancien président Macky Sall au poste de Secrétaire général des Nations unies. C’est la précision apportée par le ministre de l’Intégration africaine et des Affaires étrangères, Cheikh Niang, dans un entretien accordé à Sud Quotidien.
Le chef de la diplomatie sénégalaise a indiqué que l’information a été connue « le lundi 2 mars dernier » par voie de presse, avant confirmation par la représentation permanente du Sénégal à New York. Il s’agissait, a-t-il expliqué, de « la transmission d’une lettre de la Mission permanente du Burundi auprès des Nations Unies concernant la candidature de l’ancien président Macky Sall ».
La démarche a été portée par le Burundi, dirigé par Évariste Ndayishimiye, également président en exercice de l’Union africaine. Toutefois, Cheikh Niang insiste : « le gouvernement du Sénégal n’a pas été associé à cette démarche telle que présentée dans la lettre adressée au Secrétaire général de l’Onu ». Il précise également que la question « n’a pas fait l’objet de discussions officielles lors du récent sommet de l’Union africaine tenu en février, ni d’un quelconque endossement ».
Le ministre rappelle néanmoins le cadre réglementaire : « toute personnalité estimant avoir les qualités requises est libre de présenter sa candidature » et « tout État membre conserve le droit souverain de proposer la candidature de son choix ». Il évoque ainsi « une double liberté, individuelle et nationale », conforme aux usages diplomatiques aux Nations unies.
Quant à la position officielle du Sénégal, elle reste en suspens. Cheikh Niang révèle que « le président Macky Sall a adressé une lettre sollicitant le soutien de sa candidature au président Bassirou Diomaye Diakhar Faye ». Mais, précise-t-il, « cette lettre est toujours sur la table du président Faye et le délai de soumission des candidatures reste ouvert ».
En d’autres termes, aucune décision n’a encore été prise. « Nous verrons, à l’expiration de ce délai, quelle suite sera réservée à cette demande », conclut le ministre.
Dans ce dossier à forte portée diplomatique, Dakar adopte donc une posture de réserve, se gardant pour l’instant de tout engagement formel.
source:le soleil











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