Invitée du « Jury du dimanche » ce 1er mars, la docteure Safiétou Thiam, secrétaire exécutive du CNLS, a tenu à clarifier la position de l’instance de coordination face aux récentes affaires judiciaires impliquant des porteurs du VIH.
Pour l’ancienne ministre de la Santé, la réponse à l’épidémie ne peut se détacher du cadre sacré des droits humains. La Dre Thiam a notamment déploré certaines méthodes d’interpellation, citant des cas où des agents de la force publique auraient appliqué des « protocoles COVID » (isolement forcé) à des personnes suspectées d’être séropositives. « Le VIH est très différent de la COVID-19. On ne met pas une personne en quarantaine pour le VIH », a-t-elle rappelé, soulignant l’urgence de former les unités de gendarmerie aux spécificités de cette pathologie.
Sur la question délicate de la « contamination volontaire », la directrice du CNLS s’est montrée d’une fermeté absolue, qualifiant ces actes de « criminels » lorsqu’ils sont prouvés, tout en appelant à éviter toute stigmatisation collective.
Elle a enfin réitéré que le dépistage doit demeurer un acte volontaire et confidentiel, même dans le cadre prénuptial. « Le dépistage n’est pas obligatoire. Il faut le consentement de la personne. C’est une décision qui appartient au couple, pour consolider la confiance et non une contrainte que les parents doivent imposer ».











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