Les recettes fiscales de l’État du Sénégal ont atteint 3 833,0 milliards de FCFA en 2024 contre 3 593,8 milliards de FCFA en 2023, soit une hausse de 6,7 %. C’est ce qui ressort du rapport sur la Situation économique et sociale du Sénégal, éd. 2024, rendu public mardi par l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).
En 2024, les recettes publiques du Sénégal se sont établies à 4 543,9 milliards de FCFA, contre 4 692,3 milliards de FCFA en 2023, soit un repli de 3,3 %. Cette baisse des ressources de l’État masque toutefois, explique l’Agence nationale de la statistique et de la démographie (ANSD), une « évolution contrastée » entre les différentes composantes des recettes.
Ceci, avec une « amélioration notable » des recettes fiscales, partiellement compensée par une contraction marquée des dons et des autres recettes.
« Les recettes fiscales ont atteint 3 833,0 milliards de FCFA en 2024 contre 3 593,8 milliards de FCFA en 2023, soit une hausse de 6,7 %. Cette progression est principalement portée par les impôts sur le revenu, les bénéfices et les gains en capital », rapporte l’agence dans un document sur la Situation économique et sociale du Sénégal, éd. 2024.
Augmentation modérée des impôts sur les salaires et la main-d’œuvre
Les impôts sur les salaires et la main-d’œuvre ont également enregistré, selon la même source, une hausse modérée. Ainsi, ils se sont établis à 45,1 milliards de FCFA en 2024, contre 41,2 milliards de FCFA en 2023.
Par ailleurs, les impôts sur le patrimoine ont augmenté, passant de 10,5 milliards à 12,6 milliards de FCFA, sous l’effet notamment de la progression des impôts périodiques sur la propriété immobilière.
Concernant l’imposition des biens et services, l’ANSD informe qu’elle s’est légèrement renforcée, atteignant 1 938,3 milliards de FCFA en 2024, contre 1 901,3 milliards de FCFA en 2023, soit une hausse de 1,9 %.
« Cette évolution résulte principalement de l’augmentation des accises qui sont passées de 327,7 milliards à 388,0 milliards de FCFA, ainsi que des taxes sur l’utilisation ou la permission d’utiliser des biens ou d’exercer des activités, en hausse de 8,6 % », lit-on dans le rapport.
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En revanche, les impôts généraux sur les biens et services, en particulier la taxe sur la valeur ajoutée (TVA), ont reculé, traduisant un fléchissement de cette composante.
Par rapport aux impôts sur le commerce extérieur et les transactions internationales, ils sont évalués à 498,4 milliards de FCFA en 2024, contre 456,0 milliards de FCFA en 2023, soit une progression de 9,3 %, principalement imputable à la reprise des droits de douane et autres droits à l’importation.
En ce qui concerne les dons, l’année 2024 est marquée, selon l’agence nationale en charge de la Statistique, par « une forte contraction », avec un montant total de 128,7 milliards de FCFA, contre 211,3 milliards de FCFA en 2023, soit une baisse de 39,1 %.
Hausse des dons des organisations internationales
Une baisse qui résulte principalement de l’absence quasi totale de dons en provenance des administrations publiques étrangères en 2024, contre 180,2 milliards de FCFA l’année précédente.
« À l’inverse, les dons des organisations internationales ont fortement augmenté, atteignant 128,1 milliards de FCFA en 2024, contre 31,1 milliards de FCFA en 2023 », souligne le document.
Pour ce qui concerne les autres recettes de l’État, elles ont connu une baisse « très marquée ». Elles passent de 716,0 milliards de FCFA en 2023 à 368,9 milliards de FCFA en 2024, soit un recul de 48,5 %.
Les revenus de la propriété ont également reculé, s’établissant à 152,7 milliards de FCFA en 2024, contre 186,1 milliards de FCFA en 2023, en lien notamment avec la baisse des loyers. En revanche, les ventes de biens et services sont restées relativement stables, autour de 173 milliards de FCFA, tandis que les amendes, pénalités et confiscations ont peu évolué.
source/le soleil













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