Attaques au Mali : ce que préconisent les femmes et les jeunes d’Afrique de l’Ouest et du Sahel

La crise au Mali préoccupe les femmes et les jeunes de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel. Ces derniers, agissant au sein du Groupe de Travail Femmes, Jeunes, Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest et au Sahel (GTFJPS-AOS) ont préconisé une réponse globale.

Rappelons que le GTFJPS-AOS est une plateforme multi-acteurs. Elle a pour missions principales de suivre et évaluer la mise en œuvre effective des résolutions 1325 (2000), 2250 (2015) du Conseil de Sécurité des Nations Unies relatives aux femmes, aux Jeunes, à la paix et à la sécurité.

Ils expriment leur vive préoccupation face à la détérioration continue de la situation sécuritaire dans l’espace régional, notamment au Mali ainsi que dans les zones transfrontalières entre la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria.

En outre, ces acteurs ont adressé leurs condoléances à son Excellence le Président de la République du Mali, ainsi qu’aux femmes, aux jeunes et à l’ensemble du peuple malien, durement éprouvés par les récentes violences.

Pour ces femmes et jeunes d’Afrique de l’Ouest et du Sahel, cette menace appelle une réponse collective, coordonnée et urgente, fondée sur une solidarité interétatique forte et opérationnelle. « Aucune réponse isolée ne saurait être efficace face à une insécurité par nature transfrontalière », ont-ils indiqué.

Il est ressorti de leur déclaration un plaidoyer pour la convergence et la complémentarité des efforts entre l’Alliance des États du Sahel (AES) et les autres cadres régionaux, dans un esprit de responsabilité partagée et de stabilité durable. Ils soulignent l’urgence d’adopter des mesures concrètes, vérifiables et coordonnées de désescalade dans les zones frontalières sensibles, incluant le renforcement de la communication entre forces de défense et de sécurité, l’établissement de mécanismes de confiance mutuelle et la protection prioritaire des populations civiles.

Auteur: Cheikh CAMARA (Correspondant à Thiès)