En marge de la Foire Internationale de l’Agriculture et des Ressources Animales (FIARA) 2026, le ministre de l’Agriculture, Mabouba Diagne, a porté un regard prospectif sur le secteur de l’artisanat, y voyant un moteur essentiel de la transformation économique du pays. Pour le ministre, ce secteur ne se limite pas à la conservation du patrimoine, mais constitue un véritable levier de création de richesse et d’emplois, particulièrement à travers la valorisation d’un savoir-faire national qui s’exprime dans des filières à forte valeur ajoutée. Il a notamment souligné le dynamisme remarquable de la mode et du textile, citant la teinture, la broderie et le stylisme comme des vecteurs de promotion de nos matières locales sur le marché global.

Cette vitalité artisanale se retrouve également dans la filière maroquinerie, où la qualité de la production de sacs, chaussures et accessoires répond désormais aux standards internationaux. Joignant l’acte à la parole pour soutenir cette production locale, le ministre a tenu à encourager personnellement le secteur en passant commande de deux paires de chaussures auprès d’un artisan présent sur le salon. Au-delà de ces segments, Mabouba Diagne a rappelé que les métiers d’art, de la sculpture à la bijouterie en passant par la vannerie, jouent un rôle crucial dans la diversification de l’économie nationale en alliant tradition et design contemporain.

Les perspectives d’avenir pour le secteur sont ambitieuses et chiffrées. Le ministre s’est dit convaincu qu’à l’horizon 2034, l’artisanat sénégalais pourrait générer plus de 130 000 emplois formels, pour peu que des conditions structurelles soient réunies. Selon lui, cette montée en puissance repose sur un renforcement de l’accès au financement, une formation adaptée et un accompagnement soutenu des acteurs du secteur.
Dans cette stratégie, le développement des exportations du « Made in Sénégal » est perçu comme un levier fondamental pour conquérir de nouveaux marchés.

En réaffirmant son plein soutien à ce pilier de la souveraineté économique, Mabouba Diagne place l’artisanat au cœur de la stratégie nationale de développement. Il considère que l’essor de la menuiserie, du fer forgé et de l’artisanat haut de gamme ne participe pas seulement à la croissance du Produit Intérieur Brut, mais renforce également la valorisation du patrimoine culturel sénégalais. C’est par cette alliance entre modernité et savoir-faire ancestral que le secteur pourra, selon lui, pleinement jouer son rôle dans l’émergence d’une économie forte et autonome.














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