La riposte acérée de Salimata Dieng à El Hadj Ndiaye, patron de la 2STV

Le débat politique s’intensifie avec la réplique cinglante de Salimata Dieng, Adjointe Secrétaire Générale de la Jeunesse Patriotique Sénégalaise (JPS), adressée à El Hadj Ndiaye, PDG de la 2STV et porte-parole autoproclamé de la structure « Sénégal Demain ». Mue par la « colère », Mme Dieng remet en question la légitimité et la crédibilité de M. Ndiaye, un ancien PCA de Macky Sall.

Salimata Dieng s’interroge d’abord sur l’autorité du nouveau mouvement de critique, « Sénégal Demain », et la légitimité de M. Ndiaye à s’exprimer au nom du pays.

Elle dénonce ensuite son silence passé, malgré son statut d’ancien haut fonctionnaire : « En tant que PCA sous le régime de Macky Sall, jamais je ne vous ai vu formuler la moindre proposition sur l’emploi des jeunes. Jamais je ne vous ai entendu dénoncer la mal-gouvernance, alors qu’elle sautait aux yeux… »

Mme Dieng qualifie cette posture, face aux « tortures, emprisonnements arbitraires, morts, abus de pouvoir » subis par les militants de l’opposition entre 2021 et 2024, de « silence total » et de « silence complice ».

Poursuivant sa charge, Salimata Dieng retourne les accusations de mauvaise gouvernance contre l’entreprise d’El Hadj Ndiaye, la 2STV, pointant du doigt ce qu’elle dénonce comme une mauvaise gestion interne : « Votre entreprise décline depuis des années : mauvaise gestion, mauvaise gouvernance… exactement ce que vous vous permettez aujourd’hui de reprocher à l’État. »

Elle soulève de graves questions sur le fonctionnement de la chaîne de télévision : « Combien d’arriérés ? Combien de contrats irréguliers ou sans conditions claires ? »

Elle mentionne des « sanctions arbitraires contre des employés », des CDI payés à des « salaires insignifiants », des heures supplémentaires impayées, et des CDD constamment menacés de non-renouvellement.

Salimata Dieng conclut en affirmant que l’appel d’El Hadj Ndiaye au « sursaut national » relève de l’hypocrisie et de l’intérêt personnel, surtout après un silence total sous le régime précédent où, selon elle, tout n’était pas parfait.

Elle insinue que la critique du DG de la 2STV est motivée par ses propres problèmes financiers : « J’ai lu le texte d’un homme qui se dit patriote, mais qui, en réalité, déverse sa frustration parce que son business ne fonctionne plus. »

Elle le met au défi de résoudre ses propres problèmes avant de critiquer l’État : « Alors, avant de réclamer à l’État un plan d’urgence économique, commencez par l’appliquer à Origines SA, qui peine même à payer ses propres salariés. »

Elle termine par l’adage en wolof : « Baay si saay hoom » (la charité bien ordonnée commence par soi-même).

Auteur: SENEWEB